Bom cine : valencia dit adieu à un canal de cinéma déconnecté
La chaîne BOM Cine, un pilier de la télévision de masse en Catalogne, est sur le point de disparaître. Un coup dur pour les amateurs de cinéma et un signal d’alarme pour la régulation audiovisuelle.
Une fin abrupte après dix ans
Le 29 juillet 2026, la Comunidad Valenciana va perdre un concurrent important. La décision, prise par le Conseil de l’Audiovisuel de la Comunitat Valenciana (CACV), est sans appel : BOM Cine cessera ses émissions.
Ce retrait, loin d’être un simple ajustement commercial, est le résultat d’un non-respect flagrant des obligations imposées au groupe Squirrel Capital en 2006, lorsqu’il a obtenu la licence pour diffuser sur la TDT.

Le prix à payer pour une fréquence
L'arrivée de BOM Cine en 2006 avait été précédée de concessions importantes. Pour conserver sa fréquence face à la concurrence, la chaîne s'était engagée à respecter un quota strict de diffusion en langue valencienne (35,71%), à produire un minimum de 68% de sa programmation en Catalogne et à intégrer au moins 37% de contenu d’information locale. Des exigences que, selon le CACV, la chaîne a systématiquement ignorées.

Un simulacre de proximité
La réalité, selon les autorités valenciennes, est que BOM Cine était un simple diffuseur de films pré-enregistrés, centralisé à Madrid et diffusé simultanément dans toute l'Espagne. Un véritable “reproductor de películas” qui n’avait aucun lien avec la culture et l’identité de la Comunidad Valenciana. L’entreprise, fidèle à sa stratégie, privilégiait une programmation centralisée, automatisée, et une diffusion massive de films, sans aucune originalité ni investissement local.

Un manque de respect flagrant
Depuis 2017, les autorités régulatrices tentaient de contraindre la chaîne à justifier ses données, sans succès. Ce qui est alarmant, ce n’est pas seulement la disparition de BOM Cine, mais l’absence de contrôle et de sanctions face à un manquement aussi flagrant aux engagements pris.
L’avenir de la tdt en hd
Cette affaire soulève des questions cruciales sur le respect des obligations des chaînes de télévision en TDT, notamment en vue de la mise en place de la norme DVB-T2 et de la diffusion en UHD 4K. Il est impératif que les régulateurs vérifient la conformité de toutes les chaînes, pour éviter que des pratiques similaires ne se reproduisent ailleurs. Cette décision n'est qu'un symptôme d'un contrôle insuffisant et d'une application laxiste des règles.