Mise en garde : les entreprises peuvent assumer partiellement le solde de la déclaration de revenus
Les mois de mars à mai sont souvent synonymes de tension pour de nombreux contribuables espagnols. En effet, la déclaration de revenus est une formalité obligatoire pour les foyers fiscalement redevables, et qui génère souvent des interrogations d'un an à l'autre. Mais il existe également un grand manque de connaissance concernant la possibilité pour l'entreprise de prendre en charge le solde de la déclaration en cas d'erreur de sa part.
La déclaration de revenus : un processus complexe
La déclaration de revenus est un processus qui implique l'Agence Tributaire (AEAT) et qui est réglementé par la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF). Elle se déroule généralement de la manière suivante : la entreprise calcule le pourcentage d'IRPF qui correspond à chaque salarié en fonction de son salaire, de sa situation familiale et d'autres facteurs, et retient une partie du salaire pour le verser ultérieurement à l'administration fiscale.
Ces retenues sont en réalité des mini-paiements anticipés de l'impôt de chaque travailleur. Et c'est pourquoi, lors de la campagne de la déclaration, l'Agence Tributaire compare ce que le contribuable devait réellement payer avec ce que les retenues ont déjà représenté pendant l'année. Cela peut ainsi donner lieu à deux scénarios :
Si plus d'argent a été retenu que nécessaire, la déclaration sort en récupération. D'un autre côté, si moins d'argent a été retenu, la déclaration sort en paiement.

Quand l'entreprise pourrait prendre en charge une partie du solde
Il existe une exception prévue par la loi, qui s'applique lorsque le résultat négatif de la déclaration est dû à une erreur imputable à l'entreprise. Pour clarifier : l'article 99.5 de la loi sur l'IRPF précise que le responsable de pratiquer correctement les retenues est le payeur du salaire, soit l'entreprise. Si cette dernière applique un pourcentage incorrect, malgré avoir toutes les informations nécessaires sur le salarié, la législation protège l'employé.
Cela signifie qu'il peut se produire trois cas différents :
Le premier est que l'entreprise règle les retenues erronées dans les bulletins de paie suivants. Le deuxième est que l'Agence Tributaire réclame directement la différence au salarié. Et le troisième est que le salarié ne doit pas assumer la dette (mais il doit prouver que l'erreur est exclusivement due à l'entreprise).

Quand la responsabilité est à charge du salarié
Cependant, la loi n'aborde pas toujours la protection de l'employé. C'est le cas notamment lorsqu'il n'a pas signalé des changements personnels. En effet, le pourcentage de retenue dépend de facteurs tels que l'état civil, le nombre d'enfants ou la présence d'une incapacité. Si le salarié ne comuniche pas ces changements à l'entreprise, la retenue pourrait être inférieure à ce qui convient.
Une autre situation courante est celle où le salarié a plusieurs sources de revenus. Tout cela peut augmenter la base imposable de l'IRPF, ce qui signifie que l'impôt final pourrait être plus élevé que les retenues pratiquées sur le salaire.
Pour éviter les surprises lors de la déclaration, les experts recommandent de contrôler régulièrement le pourcentage de retenue appliqué sur la paie. En outre, il est important de signaler à l'entreprise tout changement personnel ou familial, de vérifier les données fiscales sur le portail électronique de l'Agence Tributaire et de régler volontairement le pourcentage de retenue si l'on prévoit des revenus supplémentaires.