Washington et bruxelles s'entendent sur les minéraux critiques pour réduire leur dépendance à l'égard de pékin

Les États-Unis et l'Union européenne viennent de s'accorder pour coordonner l'accès aux minéraux critiques et renforcer leurs chaînes d'approvisionnement. L'objectif est de prévenir une trop grande dépendance en matière de terres rares et d'aimants permanents à l'égard de la Chine. Pour y parvenir, le plan prévoit notamment une coopération pour établir des prix minima, des subventions et d'autres mesures commerciales afin d'encourager le marché des minéraux critiques au sein des pays participants.

Un accord symbolique dans une relation transatlantique tendue

Un accord symbolique dans une relation transatlantique tendue

Malgré les tensions diplomatiques récentes, notamment liées aux critiques du président Donald Trump à l'encontre des Européens pour leur soutien limité à la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran, Washington et Bruxelles ont réussi à trouver un terrain d'entente. Ce pacte sur les minéraux critiques constitue en effet un point de convergence rare dans une relation transatlantique soumise à une nouvelle tension.

En effet, la Chine détient une position dominante dans le domaine des terres rares, en procédant à plus de 80% des réserves mondiales. Lorsque, l'an passé, Pékin a imposé des contrôles à l'exportation de certains minéraux et aimants permanents, cela a intensifié la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. L'accord sur les minéraux critiques montre ainsi que les deux parties sont alignées sur la nécessité de réduire leur dépendance à l'égard de la Chine en ce qui concerne ces matières premières essentielles pour leurs industries respectives.