6G : la course aux fréquences s'emballe, trump et l'administration biden accélèrent le rythme
- Une stratégie en marche, orchestrée par l’ntia
- Les recommandations de 5g americas et les acteurs majeurs
- L'héritage de trump : un engagement affirmé
- L'ntia dévoile son tableau de bord
- Les autres bandes à l'étude : 4,4 ghz, 2,7 ghz et 1,6 ghz
- Des ambitions renouvelées et un financement sécurisé
- Vers les premiers smartphones 6g en 2028 ?
- Une course à l'armement spectrale en constante évolution
Le déploiement de la 6G, longtemps envisagé, s’apprête à passer à l’action. Loin de l’enthousiasme initial du Président Trump, la stratégie américaine se structure autour d’une approche pragmatique, axée sur l’allocation des fréquences et le délestage spectral.
Une stratégie en marche, orchestrée par l’ntia
L’Agence Nationale de Télécommunications et d’Information (NTIA), sous l’impulsion du conseiller spécial de la présidence sur les questions télécoms, est au cœur de cette transformation. Elle se concentre aujourd’hui sur l’ouverture des bandes de fréquences pour la 6G, particulièrement autour de la bande 7 GHz.

Les recommandations de 5g americas et les acteurs majeurs
Suite à une étude de 5G Americas en octobre 2024, suggérant l’utilisation de la bande 7 GHz, les opérateurs Nokia et Ericsson ont confirmé leur adhésion à cette proposition. Cette orientation est désormais au centre des discussions.

L'héritage de trump : un engagement affirmé
La décision prise par le désormais ancien président Donald Trump, signant le mémorandum “Winning the 6G Race” en décembre dernier, a jeté les bases de cette stratégie. Il a ordonné une analyse approfondie des fréquences inférieures à 7 GHz (7125 MHz – 7400 MHz) et alloué 600 MHz de spectre en bande de 1,3 GHz à 10 GHz pour un usage exclusif. De plus, certains utilisateurs du gouvernement fédéral pourraient être contraints de se déplacer vers d'autres bandes, entre 7,4 GHz et 8,4 GHz.
L'ntia dévoile son tableau de bord
L’NTIA a mis en ligne une nouvelle plateforme interactive, illustrant l’avancement des études spectrales pour chaque bande envisagée. La bande 7 GHz, en particulier, est en lice pour la première place, se situant entre les tâches huit et neuf du processus d’évaluation, avec l’analyse des interférences en spectre comme prochain défi.
Les autres bandes à l'étude : 4,4 ghz, 2,7 ghz et 1,6 ghz
D'autres bandes, telles que 4,4 GHz, 2,7 GHz et 1,6 GHz, sont également sous le feu de l'attention. L’NTIA a déjà complété trois tâches pour la bande 4,4 GHz, et les bandes 2,7 GHz et 1,6 GHz approchent de la tâche cinq. Arielle Roth, directrice générale de l’NTIA, a souligné l’importance de “reconfigurer, moderniser et créer plus d’espace” dans le spectre.
Des ambitions renouvelées et un financement sécurisé
Roth a également évoqué le Fonds de Déplacement Spectral (SRF), utilisé pour financer les analyses spectrales. Son activation nécessite une soumission de plans détaillés, une validation par un Comité Technique, une approbation signée par le Directeur de l'OMB et une notification au Congrès d'une durée de 60 jours. Le Congrès dispose de 54 jours pour financer les études pour les bandes 2,7 GHz et 4 GHz.
Vers les premiers smartphones 6g en 2028 ?
En février 2019, Donald Trump avait déjà exprimé son souhait de déployer la 6G aux États-Unis “le plus rapidement possible”. Bien que les plans actuels ne correspondent pas aux ambitions initiales d'une disponibilité de trois nouveaux smartphones 6G pour les Jeux Olympiques d'été de 2028, cette volonté demeure une constante.
Une course à l'armement spectrale en constante évolution
T-Mobile a déjà mené des tests en 7 GHz, obtenu une autorisation de l’FCC, pour soutenir l’avancement des technologies sans fil potentielles. L'objectif ultime reste la bande 7 GHz, mais l'écosystème se structure rapidement. AT&T et Verizon devront éviter les erreurs du passé, privilégiant la couverture à la simple vitesse.