Crisis énergétique : birol alarme sur les conséquences globales

La crise énergétique, liée au conflit en cours au Proche-Orient, atteint un niveau d'urgence inédite, selon l'actuel directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. Il a averti que cette situation ne laissera personne indemne, soulignant l'importance de la coopération internationale pour y faire face.

Les pertes de production pétrolière record

Les pertes de production pétrolière record

Le dirigeant a rappelé que 11 millions de barils de pétrole par jour sont perdus en raison des attaques, chiffre supérieur aux 5 millions de barils quotidiens perdus lors des deux précédentes crises pétrolières, en 1973 et 1979. Cette perte de production a des répercussions économiques graves, notamment sur les prix du pétrole, du gaz, du carburant d'avion et des biens de consommation.

Birol a également évoqué les dommages causés aux infrastructures énergétiques dans la région, notamment au moins 40 installations en neuf pays, touchés par l'offensive menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que les représailles iraniennes contre les intérêts américains et israéliens dans la région.

Le passage de l'État du Koweït à l'Émirats arabes unis, qui contrôlent désormais 40 % des exportations de pétrole, a également élargi la zone de tension, avertissant que le prix du pétrole pourrait encore augmenter.

Malgré les efforts pour maintenir les stocks et les réserves, la crise énergétique menace d'entraîner une récession économique mondiale, selon certaines analystes. Birol a donc appelé à un effort global, impliquant tous les pays, de la Chine aux États-Unis, en passant par l'Orient méditerranéen, l'Australie et l'Europe, pour y faire face de manière coordonnée.