Le parlement européen met en garde contre les 'deepfakes' sexuels

Le Parlement européen a adopté hier, lors de sa séance plénière à Bruxelles, des règlements visant à contrer l'utilisation malveillante de l'intelligence artificielle (IA). Ces nouvelles normes interdiront notamment la création de faux nus, ou 'deepfakes' sexuels, en manipulant des images de personnes sans leur consentement.

Un réglage des délais pour les entreprises

Un réglage des délais pour les entreprises

Les eurodéputés se sont entendus pour reporter de 16 mois les restrictions sur l'usage de l'IA. Les nouvelles règles entreront en vigueur en décembre 2027, pour laisser le temps aux entreprises de s'adapter. La première phase d'application touchera les systèmes considérés comme à haut risque, notamment ceux utilisant des données biométriques ou des infrastructures critiques.

La deuxième phase, prévue pour le 2 août 2028, concernera les systèmes soumis à la législation sectorielle de l'UE en matière de sécurité et de surveillance du marché.

Les législateurs ont également demandé aux fournisseurs de donner jusqu'au 2 novembre 2026 pour mettre en place les normes de marquage des contenus générés par IA.

Bernard Sánchez, expert en droit digital, a réagi à l'annonce d'Elon Musk, affirmant que 'si des contenus pornographiques sont détectés, quelqu'un devra se faire responsable'. Les eurodéputés souhaitent ainsi mettre un terme à la manipulation d'images sexuelles sans consentement.

Le Parlement soutient également les entreprises qui cherchent à détecter et à corriger les biais dans leurs systèmes d'IA, en garantissant que cela ne se fasse pas au détriment des utilisateurs.

Enfin, pour aider les petites et moyennes entreprises à se développer, les législateurs ont décidé d'élargir ces mesures à celles avec une capitalisation intermédiaire.