Le pétrole frôle les 100 dollars le baril après des attaques en mer d'irak
Les tensions dans le marché énergétique ont atteint un nouveau sommet après que deux pétroliers ont été ciblés en eaux irakiennes, entraînant une nouvelle vague de hausses des prix du pétrole.
Les contrats à terme du brent et du wti ont grimpé en flèche
Les futures du Brent ont augmenté de 6,6%, atteignant 98,09 dollars par baril, tandis que les contrats du WTI américain ont quant à eux bondi de 6,4% pour se situer autour de 92,91 dollars par baril.
Ces fortes hausses s'expliquent par le sentiment de crainte d'une croissante interrompude du flux pétrolier face à l'évolution rapide de la guerre au Golfe.

La libération de 400 millions de barils de réserves par l'agep joue un rôle clé
L'agence internationale de l'énergie (AGEP) a déclaré mercredi qu'elle allait libérer 400 millions de barils de réserves pour répondre aux perturbations liées au conflit avec l'Iran, la plus grande libération coordonnée de son histoire.
Cette décision semble être une réponse directe et ferme de l'Iran à l'annonce de la AGEP d'une libération massive de réserves destinée à tamponner les prix démesurés, a commenté Tony Sycamore, analyste de marché d'IG.
Mais il reste des incertitudes quant à la rapidité avec laquelle ces réserves parviendront sur le marché et si cette libération sera suffisante pour stabiliser les prix face aux interrupptions prolongées au détroit d'Ormuz.
Les analystes soulignent que le marché pétrolier demeure très réactif aux titres géopolitiques et que les opérateurs suivent de près les événements en rapide évolution dans la région.
Historiquement, lorsque le pétrole atteint la fourchette de 110 à 120 dollars le baril, la demande commence à fléchir, car l'augmentation des coûts du combustible pénalise l'activité économique en général, a rappelé Ole Hansen, directeur de la stratégie des matières premières chez Saxo Bank.