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Steve jobs, l'homme qui refusait de sacrifier son temps sur l'argent

La célèbre réflexion de Steve Jobs sur la vie et la mort revient en force aujourd'hui, dans un monde où l'hyperconnectivité et la surproduction ont pris le pas sur le temps libre.

Le temps, le bien le plus précieux

En 1985, le cofondateur d'Apple déclarait que la meilleure chose de la vie ne coûtait pas d'argent, mais du temps. Cette phrase, souvent répétée comme un mantra, a pris un tour particulier avec l'avènement de l'ère numérique.

Aujourd'hui, travailler plus pour gagner plus n'assure pas une vie meilleure si ce processus consomme le temps irremplaçable que l'on a.

La paradoxe de steve jobs

La paradoxe de steve jobs

L'homme qui a créé l'un des entreprises de consommation les plus valorisées du monde, a vécu une vie intense, mais pas fastueuse. Sa maison de Palo Alto était un lieu normal, sans signes extérieurs de richesse. Il fut également notoirement sceptique envers la philanthropie organisée, contrairement à Bill Gates, ce qui lui valut des critiques, mais aussi une vision cohérente.

La paradoxe n'est pas une hypocrisie, mais la distinction entre croire que le temps propre est l'actif le plus précieux et le consacrer à créer des objets que les autres veulent acheter.

En 2005, dans son discours de graduation à Stanford, Steve Jobs a réitéré cette idée en disant qu'il se regardait chaque matin dans le miroir et se demandait s'il voulait faire ce jour ce qu'il allait faire. Si la réponse était non trop souvent, il savait qu'il devait changer quelque chose.

Cette philosophie sur le temps comme ressource non renouvelable, mais maintenant prononcée par un homme qui savait que le sien se terminait, a une dimension nouvelle.

Steve Jobs a conçu Siri, le premier assistant vocal par intelligence artificielle intégré dans un téléphone de consommation, juste avant sa mort. Il a consacré ses dernières années à accélérer le développement de technologies conçues pour captiver l'attention de milliards de personnes.