Tensions au détroit de l'ormuz : l'iran défie les états-unis, les marchés s'effondrent
Le nouveau guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a annoncé que le détroit d'Ormuz devrait rester fermé pour exercer une pression sur les États-Unis. Cette déclaration, faite peu après son investiture, précipite une chute des marchés financiers, tandis que le prix du pétrole continue de grimper.

Un message de confrontation immédiat
L'ayatollah Khamenei a également promis de se venger « du sang de nos martyrs », dans un message télévisé diffusé jeudi. Il a justifié les attaques iraniennes comme des réponses ciblées contre les bases américaines dans la région, tout en affirmant croire à l'amitié avec les voisins. Cette rhétorique agressive a immédiatement fait bondir le prix du pétrole.
Le Dow Jones a chuté de 1,21%, soit 567 points, tandis que le S&P 500 a reculé de 0,91% et le Nasdaq de 0,9%. Cette baisse, la plus forte depuis le 23 octobre, s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées par les frappes iraniennes sur des pétroliers et des installations en Irak, à Dubaï et à Kuwait.
La situation est explosive. L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) estime que la guerre au Moyen-Orient perturbe 7,5% de l'offre mondiale de pétrole, une part encore plus importante pour les exportations. L'Irak a suspendu son activité pétrolière, Oman a évacué un terminal d'exportation majeur et l'Iran a lancé des attaques contre Dubaï et Kuwait.
Le Brent a brièvement dépassé les 100 dollars par baril, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) a gagné 4,52 dollars pour atteindre 91,77 dollars. L'augmentation des prix du pétrole alimente les craintes d'une inflation persistante et d'un ralentissement de la croissance économique.
Mais il y a un détail : la résilience des marchés financiers face à de telles incertitudes. Les investisseurs, pris entre la crainte d'une crise énergétique et l'espoir d'une résolution diplomatique, observent avec appréhension les prochains jours. Le prix du pétrole, tel un baromètre de l'instabilité, continue de faire trembler les équilibres globaux.
Le message de l'ayatollah Khamenei n'est pas qu'une simple déclaration. C'est une mise en garde, une provocation, et peut-être, le début d'une escalade dont les conséquences pourraient bien redéfinir l'économie mondiale.