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Universal music : bill ackman lance une offensive à 65 milliards d'euros

Le géant de la musique Universal Music Group (UMG), qui chapeaute des superstars comme Taylor Swift et Drake, est la cible d'une offre de fusion surprise et colossale de la part du milliardaire Bill Ackman. Une manœuvre audacieuse qui pourrait redéfinir le paysage de l'industrie musicale et propulser UMG au cœur de Wall Street.

Une offre mirobolante pour séduire les actionnaires

Pershing Square Capital Management, le fonds de couverture dirigé par Ackman, propose d'unir UMG à Pershing Square SPARC, une structure spécialement conçue pour les acquisitions privées. L'offre valorise UMG à quelque 65 milliards de dollars, soit 30,40 euros par action, une prime de près de 78% sur le cours de clôture précédant l'annonce. Les actionnaires recevraient 9,4 milliards d'euros en liquide, plus des actions de la nouvelle entité, un appât considérable pour les inciter à accepter l'offre. Mais la route est semée d'embûches : Vincent Bolloré, l'actionnaire majoritaire via Vivendi, détient 18% du capital et son accord est crucial pour le succès de cette opération.

Déménagement à wall street et restructuration financière

Déménagement à wall street et restructuration financière

L'une des pierres angulaires de cette proposition est le transfert du siège social d'UMG d'Amsterdam à New York, une étape que la société avait déjà envisagée, mais reportée en raison de l'incertitude du marché. Le financement de l'opération repose sur une contribution de 2,5 milliards d'euros de Pershing Square, un endettement supplémentaire de 5,4 milliards d'euros, et la vente de la participation d'UMG dans Spotify pour environ 1,5 milliard d'euros, après taxes et indemnités versées aux artistes. Ackman a également annoncé l'intention de nommer Michael Ovitz, ancien président de Walt Disney, à la présidence du conseil d'administration, signe d'ambitions de long terme.

Un marché tiraillé et l

Un marché tiraillé et l'influence de bolloré

L'annonce de l'offre a provoqué une envolée des actions UMG à la Bourse d'Amsterdam, avec une hausse initiale de 24% avant de se stabiliser à 13%. Cependant, le regard de tous est rivé sur Vincent Bolloré, dont la décision pourrait faire basculer l'issue de cette affaire. Le magnat français, qui a orchestré la scission d'UMG de Vivendi en 2021, a jusqu'à présent gardé un profil discret, mais son fils Cyrille Bolloré a démissionné du conseil d'administration l'année dernière. Selon les analystes, Bolloré pourrait être réticent à céder le contrôle de son joyau musical, considérant l'offre comme une « manœuvre de Pershing Square pour influencer les actionnaires ».

Ackman justifie cette initiative en soulignant le sous-exploitation du potentiel d'UMG et les fluctuations de son cours, imputables à des facteurs externes. Il promet une manne de 15 milliards d'euros sur cinq ans grâce à une gestion optimisée des ressources et de la dette, destinée aux investissements, acquisitions et rachat d'actions. Le marché attend désormais de voir si Bolloré se laissera convaincre par cette vision audacieuse, ou si l'avenir d'Universal Music restera ancré en Europe.